1er trimestre raconté par Emily

Chaque grossesse est différente et celle-ci n’est pas une exception pour moi! Il s’agit de mon troisième bébé et même si j’ai eu des nausées à mes 2 premières, cette fois-ci n’était pas la même game! Dès la 7e semaine de grossesse, j’ai dû annoncer que j’attendais un bébé à mon entourage pour expliquer ma mine verte et les courses précipitées vers les toilettes.

J’ai tout essayé pour atténuer les nausées qui me rendaient quasi-non fonctionnelle : le gingembre, vitamine B6, boissons gazeuses, biscuits sodas, bracelets d’acupression, acupuncture, ostéopathie...je n’ai trouvé qu’une chose qui me faisait du bien : Bouger! Quand je donnais mes cours chez Bébé Cardio, le temps d’un cours et quelques temps après, j’avais un répit des hauts le coeur et de la fatigue. J’avais l’impression que le fait de faire circuler mon sang en faisant de l’exercice aidait à régulariser le trop plein d’hormones que mon corps avait du mal à gérer.

Les gens dans mon entourage étaient étonnés de ma “solution magique”. Plusieurs m’avaient conseillé plus de repos et une diminution du nombre de cours à mon horaire. Je tiens à préciser que c’est seulement en respectant les bases de l’entraînement périnatal que j’ai réussi à me faire du bien :

Hydratation. Un des inconvénients des vomissements fréquents est la déshydratation potentielle. Cela en combinaison des séances d’entraînement où la sueur était au rendez-vous peut provoquer un état de déshydratation légèrement chronique. J’ai pris le soin de me faire des boissons spéciales qui, non seulement aidaient, avec les nausées mais m’ont encouragé à prendre des gorgées fréquemment durant la journée.

Recette éclair : 1 litre d’eau, le jus d’un citron fraîchement pressée, une cuillère à table de miel, une cuillère à thé de gingembre fraîchement râpé et une cuillère à thé de sel de mer non-iodé. Miam!

Choix et intensité des exercices. En plus de choisir des exercices adaptés, au lieu d’enseigner tous les programmes à mon répertoire, j’ai offert seulement les cours qui aidaient à ma cause. J’ai mis de côté les cours de yoga où les postures avec la tête en bas me donnait envie de laisser mon déjeuner sur mon tapis. Plutôt, j’ai privilégié les cours extérieurs. J’ai dû moduler l’intensité de ma participation aux cours. Afin de pouvoir enseigner et parler sans devenir essoufflée, j’ai consacré plus de temps à corriger l’alignement des participantes et à la pédagogie dans mes cours qu’à la démonstration des exercices. Mon visage rouge était le testament que j’ai travaillé quand même!

Repos. Et oui, j’ai dû me reposer pour compenser aux dépenses énergétiques demandées par les débuts de la grossesse et l’activité physique. Les fins de semaine j’ai profité des siestes de mes enfants pour ajouter quelques heures de sommeil à mon réservoir. Mon conjoint a pris le dossier de la routine matinale pour me permettre une heure de plus au lit.

Alimentation. Même si j’avais l’impression de revoir le trois-quart de tout ce que j’ai ingéré plus tard dans le bol de la toilette (désolée pour l’image mentale!), j’ai pris de petits repas fréquemment pendant la journée. J’ai privilégié des aliments riches en calories comme des beurres de noix et du pain intégral et des fruits et légumes riches en eau comme les concombres et les melons. J’avais des rages de sel, sans doute dues à la déshydratation, alors pour combler ce besoin minéral sans me bourrer de malbouffe, je me suis équipée en olives vertes (riches en omégas!), cornichons et légumes marinés.

Soutien. Avec la compréhension et l’amour de mes collègues, clientes, conjoint et famille, j’ai pu passer à travers cette période éprouvante en douceur. J’aurais très bien pu me laisser emporter par la lourdeur de me sentir moche et inutile, mais avec leurs encouragements, la joie d'accueillir un nouveau membre de la famille et la merveille du corps féminin ont triomphées.

Comme par magie, quand j’ai dépassé le cap du 14e semaine de grossesse, les nausées se sont envolées et mon énergie est revenue! Je suis tellement heureuse d’avoir continué à bouger et à maintenir ma forme. Je suis entrée dans le 2e trimestre pas trop amochée d’un premier trimestre difficile!

Emily xoxo